Cymbals Eat Guitars – Pretty Years

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Cymbals Eat Guitars fait parti de ces groupes qui met tout le monde d’accord à chacune de ses sorties. Avec leurs trois albums, dont le dernier LOSE de très bonne qualité en date de 2014, le quatuor de Staten Island a fait forte impression avec ses compositions sentant bon le rock slacker émouvant et passionnant. Deux ans plus tard, après avoir véritablement fait le deuil de leur ami, Joseph d’Agostino et sa bande s’apprêtent à conquérir de nouveaux territoires avec son nouvel opus Pretty Years complètement surprenant.

Le changement n’est pas pour tout de suite car on a affaire à un titre d’ouverture électrique et grandiose nommé « Finally » aux riffs shoegaze qui établit un pont entre LOSE et ce nouvel opus qui se veut plus pop. C’est peut-être la première fois qu’on entend les New-Yorkais s’essayer à ce registre pop et c’est plutôt surprenant en fin de compte. « Have A Heart », « Wish » avec son solo de saxophone plutôt étonnant et autres « Well » aux airs de Duran Duran font intervenir les claviers et affichent clairement le groupe sous un nouveau jour, sans doute à cause de John Congleton qui produit le disque.

Ceci dit, ils n’ont pas pour autant tourné le dos à leurs origines musicales et ce n’est pas pour nous déplaire. Ainsi, à l’écoute de « 4th of July, Philadelphia (SANDY) », le côté slacker reste intact tandis que le brûlot punk-rock de « Beam » viendra réconcilier les fans de Rancid. D’ailleurs, j’ai vraiment l’impression d’entendre du Tim Armstrong par moments tellement la ressemblance est frappante, ou même du Robert Smith sur « Close ». Plus tard, « Shrine » viendra clôturer cette messe un peu comme elle l’a commencé et démontre tous les talents de compositeur de Joseph D’Agostino. Pendant six minutes, on assiste à une montagne de russes musicale totalement renversante, où l’on vacille entre calme et tempête avant de finir sous une avalanche de bruits bizarres. Voilà de quoi conclure sur une bonne note.

Après le deuil et l’acceptation sur LOSE vient donc le nouveau départ caractérisé par ce Pretty Years. Cymbals Eat Guitars évolue avec les tendances actuelles et surprend à chaque fois, et c’est la première fois qu’on entend un quatuor plus lumineux et libéré. Ce quatrième opus fera vraisemblablement l’unanimité et le groupe a de belles années devant eux.

Note: 8.5/10

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