Pixies – Head Carrier

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« C’est pas beau de vieillir », c’est la phrase que je me suis dit lorsque j’ai entendu le come-back complètement foireux de Pixies avec leur Indie Cindy totalement infâme il y a deux ans. Un de mes groupes préférés qui a bercé mes années antérieures (et qui ne se résume pas qu’à Fight Club, avis aux ignorants) s’est retrouvé à s’auto-caricaturer après quatre albums fabuleux (oui oui, je trouve même Trompe Le Monde fabuleux). Un sentiment de honte, de colère, d’amertume et de déception s’est dessiné sur mon visage à l’écoute de cet opus. Mais bon, le groupe de Boston insiste et signe un nouvel album nommé Head Carrier qui serait, selon leurs propres dires, leur véritable premier album à être conçu comme étant un vrai album studio. Allez, on y croit ou pas ? Mouais…

Bien sur, un nouvel album de Pixies est toujours un grand événement mais bizarrement l’engouement n’est plus vraiment le même bizarrement. Frank Black, Joey Santiago, Kim Deal, Kim Shattuck… oups ! Paz Lenchantin et David Lovering se retroussent les manches comme si on était reparti dans les années 1980-1990. Le premier titre éponyme et « Classic Masher » s’avèrent efficace mais on ne retrouve pas vraiment la verve d’antan. Son côté trop FM peut-être ? Ceci dit, le chant de Frank Black n’a pas pris une ride, les riffs surf de Joey Santiago sont encore là et puis la toute nouvelle Paz Lenchantin (ex-bassiste d’Entrance et A Perfect Circle au cas où vous ne le sauriez pas) se débrouille plutôt bien (mais n’est pas Kim Deal non plus) et David Lovering reste à l’aise avec ses baguettes mais il manque un petit truc.

Head Carrier regorge pas mal de bonnes trouvailles comme « Talent » avec le solo endiablé de Joey Santiago, le soyeux « Might As Well Be Gone » chanté par la doublette Black/Lenchantin ou encore la ballade « Tenement Song » qui sont plutôt honnêtes et qui sauvent quelque peu les meubles de Head Carrier. Parce qu’honnêtement, le punk pseudo-rageur « Baal’s Back » est tout simplement ridicule avec un Frank Black qui joue les pseudo-screamo ou encore la pseudo-déclaration d’amour à Kim Deal qu’est « All I Think About Now » qui ressemble à s’y méprendre à « Where Is My Mind ? » avec son riff de guitare et ses « Ouuuh ouuuh ». L’intention est louable mais n’est pas totalement crédible lorsque c’est Paz Lenchantin qui la chante. Dommage pour le coup. Après le grotesque « Um Chagga Lagga », Head Carrier regroupe assurément ses meilleures chansons plus inspirées placées en toute fin d’album qui sauvent les meubles, à savoir « Plaster Of Paris » très élégant quasi-réminiscent de Trompe Le Monde ainsi que l’excellente conclusion de « All The Saints ».

Donc oui, Head Carrier est largement supérieur à Indie Cindy mais reste inférieur au reste de sa discographie. On retrouve le son Pixies mais le quatuor n’a plus vraiment la gnaque d’antan, ce qui ne fait pas pour autant un disque catastrophique pour autant. Donc il faut se rendre à l’évidence, Kim Deal ne reviendra pas et il faudra s’y faire et même si Paz Lenchantin n’est pas de son niveau, il faut avouer qu’elle remplit le contrat honnêtement. Ceci dit, si Head Carrier aurait été un disque solo de Frank Black, j’aurais pas dit mais bon. Le come-back de Pixies est encore discutable à l’heure qu’il est.

Note: 5.5/10

2 commentaires sur “Pixies – Head Carrier

  1. Je ne suis pas d’accord avec vos critiques, c’est un très bon album. Les Pixies sont de Seattle comme Nirvana?
    Révisez votre géographie, ils viennent de Boston, Nirvana vient de Seattle.
    La bise

    J'aime

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