Menace Beach – Lemon Memory

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Il y a presque deux ans pile jour pour jour, j’avais parlé de Menace Beach (non pas le fameux jeu vidéo sur la NES) et de leur premier album prometteur du nom de Ratworld (chroniqué ici), suivi de près par un EP bonus de 5 titres Super Transporterreum (chroniqué ici). Le temps passe et le supergroupe de Leeds possède une réputation pour le moins solide et on peut compter sur eux pour incarner le renouveau de la scène indie rock britannique. Ainsi, cette année, ils reviennent avec un second album Lemon Memory avec un artwork toujours aussi moche mais un contenu musical bien plus solide qu’avant.

Ryan Needham et Liza Violet, les têtes pensantes du groupe, ont fait appel à Ross Orton (M.I.A., The Fall…) à la production au lieu de leur habituel acolyte MJ de Hookworms. Et sans surprise, on retrouve leur college rock des années 1990 aux inspirations grunge et psychédélique sur ces dix titres réussis avec des futurs hymnes efficaces comme « Give Blood », « Sentimental » et autres « Suck It Out remarquables pour sa ligne de basse incroyable et son refrain catchy. Comparé à auparavant, on sent un Menace Beach bien plus inspiré et qui n’a pas froid aux yeux, et ça fait plaisir !

Entre les épopées psychédéliques avec « Lemon Memory » ainsi que les saveurs sixties « Watch Me Boil » et sonorités flirtant avec le stoner avec « Can’t Get A Haircut » et la ballade sombre de « Dartaloid », les sales gosses de Leeds sont en pleine forme et nous font voir de toutes les couleurs. Ce que l’on remarque également, c’est Ryan Needham qui a abandonné le larsen pour un chant plus clair qu’auparavant mais pourtant c’est Liza Violet qui lui vole la vedette sur ce second opus. Celle qui s’est mise (in)volontairement en retrait sur l’EP Super Transporterreum brille de mille feux avec sa voix aiguë attendrissante sur le punchy « Maybe We’ll Drown » mais aussi sur l’excellent et éthéré « Owl ». Et que dire du final shoegaze oppressant de 6 minutes nommé « Hexbreaker II » qui nous emporte et nous absorbe dans un univers parallèle obscur sans compter le chant harmonieux et hanté de Liza Violet qui est la cerise du gâteau ?

Pour faire court, Lemon Memory surclasse largement Ratworld, à cause de l’incroyable alchimie que possède le superduo mais aussi leur capacité à conjuguer toutes les influences musicales sans aucun souci et avec plus d’assurance qu’auparavant. Le groupe de Leeds prouve qu’il sait très bien se débrouiller sans l’aide de leur grand manitou MJ et rien que pour ça, ils ont marqué un grand coup pour ce début d’année. Un album indie rock bien acide comme du citron.

Note: 9/10

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