Alvvays – Antisocialites

En 2014, un nouveau groupe est venu ambiancer parfaitement notre été. Il s’agissait d’Alvvays, un groupe originaire de Toronto formé par la talentueuse frontwoman Molly Rankin, qui nous avait offert un sublime premier album sacrément tropical et rêveur. Je me souviendrai longtemps des premières fois où je me suis repassé en boucle ce disque qui contient des chefs-d’oeuvre comme « Adult Diversion », « Archie, Marry Me » et autres « Next of Kin ». Ah, quel pied ! Alors forcément, de l’eau a coulé sous les ponts et les canadiens reviennent nous faire rêver avec leur second opus Antisocialites.

En remplaçant Chad VanGaalen à la production pour le grand bonhomme John Congleton (mais aussi Alec O’Hanley même si son nom est peu vendeur, faut l’admettre), Alvvays continue sur sa lancée et nous offre une bouffée d’air frais de morceaux à mi-chemin entre beach-pop onirique et jangle-pop estival avec des très jolis morceaux comme « In Undertow » (avec Norman Blake de Teenage Fanclub aux chœurs), « Dreams Tonite » et autres « Hey » très Stereolab dans l’âme aux guitares savamment mélodiques et claviers sucrés sans oublier la magnifique voix de notre hôtesse Molly Rankin nous procurant toujours autant d’émotions.

On se dit que l’été indien n’est pas très loin à l’écoute de ce Antisocialites et ses titres ensoleillés et tendrement mélancoliques tels que le garage-rock très 80’s « Your Type » et l’éthéré « Be My Baby » qui contrastent avec d’autres un peu plus électriques comme le surf énergique de « Plimsoll Punks », « Lollipop (Ode To Jim) » ou encore le très Strokes « Saved By A Waif » avec un refrain de très haut niveau de madame Rankin. Et quand on dit que l’été est la saison des amours mais aussi de la nostalgie, on est bien servis avec des ballades plus lancinantes à l’image de « Already Gone » complètement bouleversante. Quel pied encore une fois, je vous le dis !

Toutes les conditions sont réunies sur ce Antisocialites pour passer un agréable moment, que ce soit en été ou en hiver (mais plus pour l’été honnêtement). Alvvays sait aussi bien faire rêver que voyager tout en restant émouvant. Entre la douceur de la voix de Molly Rankin et ses compositions incroyablement mélodieuses, ce second opus n’a rien à envier de son grand frère qui avait déjà placé la barre haute. Si vous avez envie de sillonner les routes californiennes ou encore Venice Beach, vous savez quel disque miser en premier.

Note: 8.5/10

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