Girls In Hawaii – Nocturne

En l’espace de quatre albums, Girls In Hawaii est devenu LA référence en matière d’indie rock belge, n’en déplaise aux autres concurrents comme Balthazar, dEUS et autres Ghinzu. On avait laissé le quintet avec un Everest quasi-parfait en 2013 qui marchait sur la lignée de son prédécesseur Plan Your Escape pour ses arrangements luxurieux. Pour fêter son grand retour, les revoilà avec un quatrième opus nommé Nocturne où ils s’apprêtent à prendre un virage musical sans pour autant trahir leurs origines.

Pour le virage, on y est pas encore car voilà la magnifique introduction de « This Light » aux notes de piano et de guitare qui nous procurent des frissons avant que n’intervienne le sosie vocal de Thom Yorke qu’est Antoine Wielemans. Il est suivi de près par « Guinea Pig » et « Cyclo » où les guitares sont encore de sortie avant que les arrangements électroniques viennent reprendre le dessus sur la majorité de l’opus. Ainsi, après avoir connu le deuil sur l’album précédent avec le batteur décédé en 2010, il fallait mieux rebondir pour voir une clarté et les songwriters l’ont bien compris.

Il n’est pas anodin de n’entendre quasiment plus de guitare au profit de l’électronique sur des morceaux comme « Overrated » ou encore le dansant « Walk » qui ont de quoi faire penser à du New Order tandis que d’autres plus épurés à l’image de « Blue Shape » et « Monkey » sont de parfaits exemples de mélancolie auquel nous habitue Girls In Hawaii depuis un bon bout de temps mais reste toujours aussi intact. Après une énième valse synthétique qu’est « Willow Grove » qui se clôt par un crescendo majestueux, il est temps pour une conclusion épique comme ils ont l’habitude de faire avec un « Up On The Hill » tourmenté mais gracieux.

Fini donc les arrangements riches des deux albums précédents, Girls In Hawaii décide d’arpenter des chemins plus minimalistes et synthétiques avec Nocturne. Antoine Wielemans et ses acolytes voient définitivement la lumière après tant d’années marquées par les troubles et questionnements post-adolescents surtout après le décès de leur cher batteur et sur cet opus, on voit l’occasion de les voir mûrir sans oublier pour autant leur mélancolie automnale qui leur colle tant à la peau.

Note: 8/10

https://open.spotify.com/embed/album/6vsE4lyDFLZHD3p4etKZkL

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