American Pleasure Club – A Whole Fucking Lifetime Of This

Dites adieu à Teen Suicide ainsi qu’à Ricky Eat Acid et bonjour à American Pleasure Club. C’est donc le nouveau side-project du musicien le plus insaisissable du monde de l’indie rock underground américain que j’ai nommé Sam Ray. Le natif de Silver Spring anti-Car Seat Headrest nous présente enfin son nouveau groupe avec son premier album A Whole Fucking Lifetime of This.

Hors de question pour lui de nous offrir un album longuet et interminable. American Pleasure Club nous offre un opus allant droit au but mais n’oubliant pas d’élargir sa palette musicale, allant des ballades mélancoliques comme l’introduction « Florida (Voicemail) », « All The Lonely Nights In Your Life » et « Eating Cherries » aux morceaux indie rock plus flamboyants à l’image de « This Is Heaven & I’d Die For It » et « New Year’s Eve ».

Contrairement à ses side-projects précédents, la musique est bien mieux produite mais n’est jamais avare en matière de bizarreries comme « Sycamore » ou encore « Let’s Move To The Desert » qui compte un sample d’Aaliyah et qui a de quoi faire penser à un mélange de Majical Cloudz et de Frank Ocean. Avec son lot de samples, de boîtes à rythmes, de voix trafiquées et de sonorités électroniques bien incongrues, Sam Ray continue de partir dans tous les sens et possède pas mal de moments hors sujet.

Quel est l’intérêt de foutre « Just A Mistake », un morceau de drum’n’bass survolté, placé entre deux ballades reposantes et mélancoliques ? Non seulement, l’enchaînement est brutal mais c’est tout simplement anecdotique et inutile. Pour le reste, il continue à nous émouvoir avec « The Sun Was In My Eyes ». En définitivement, American Pleasure Club est la parfaite continuation de son mini-album paru le 31 décembre dernier et continue de faire parler le talent protéiforme de son auteur toujours aussi torturé et toujours en quête de sens.

Note: 8/10