Luke Temple – Both-And

A chaque projet solo, on est toujours épaté par la brillance musicale de Luke Temple. En 2017, il avait présenté son side-project nommé Art Feynman complètement détonnant qui avait donné naissance à mes projets musicaux préférés de cette année (chroniqués ici et ici). Cette année, le membre de Here We Go Magic a décidé de revenir sous son véritable nom avec un nouvel album intitulé Both-And.

Quelques années se sont écoulées depuis son album solo A Hand Through The Cellular Door (chroniqué ici) et Luke Temple revient aux fondamentaux. Loin des délires fantaisistes du passé, le musicien de Salem présente un disque à la croisée entre indie folk et dream-pop baroque avec une pointe d’electronica. Cela donne naissance à des morceaux célestes à l’image de « Don’t Call Me Windy » et de « Wounded Brightness » qui nous élève au-dessus.

Une fois de plus, on apprécie son inventivité et cette capacité de nous embarquer dans des hautes sphères avec des influences dignes de Devendra Banhart, Beach House et St. Vincent période Strange Mercy dont on perçoit la patte sur « 200,000,000 Years Of Fucking ». Luke Temple nous transporte au loin avec « Given Our Good Life » et son groove subtil mais encore « Taking Chances » (seul morceau comportant une guitare) et « Empty Promises » et continue de le faire avec grâce et élégance notamment sur l’estival « Henry In Forever Phases » et « Least of Me ». Il ne fait aucun doute qu’avec Both-And le membre de Here We Go Magic a atteint le nirvana durant ce voyage plus qu’enivrant.

Note: 8.5/10