Birthmark – Birth Of Omni

La famille Kinsella est sacrément talentueuse. Après Mike Kinsella qui n’a pas donné signe de vie avec son side-project Owen, lui ainsi que son cousin Nate avaient tout de même enchanté nos oreilles avec leur premier disque collaboratif sous le pseudonyme LIES l’année dernière. Cette fois-ci, ce dernier fait son retour avec son projet Birthmark ainsi que son nouvel album intitulé Birth Of Omni.

Initié lors de la présidence de Tr*mp et inspiré par les mouvements #MeToo et Black Lives Matter qui ont pris de l’ampleur tout comme la récente pandémie, ce disque verra donc Nate Kinsella à la croisée des chemins. C’est en apportant une réflexion profonde sur sa paternalité et sur son propre rapport à sa sexualité qu’il réussit à nous toucher dès les premières notes de « Snowflake In My Palm (Not For Long) » avant que des secousses bruitistes n’interviennent vers les dernières secondes avant de prendre le large sur les arrangements riches et hybrides de « Birthday (Product Of Our Lust) » et « Rodney ».

Ce qui est sûr, c’est que Birth Of Omni est un périple riche en sensations fortes. Entre influences bossa nova sur « Butterfly » et pop expérimentale sur « Boyfriend », Birthmark, qui manipule sa voix comme bon lui semble, mise sur l’extravagance et l’inattendu pour mieux nous interpeller. En reprenant « Baby Woncha Come On Home » de Joan Armatrading interprété par Aron Dyer ou en élargissant ses horizons sur des odyssées ambitieuses sur « Red Meadows » ou sur la conclusion attachante et colorée de « Pretty Flowers », ce Birth Of Omni ne laissera personne indifférent tandis que Nate Kinsella étonne par ce flot d’idées. Aventureux, introspectif et intense, cette alliance entre l’organique et le synthétique, le touchant et l’extravagant accompagne avec brio le storytelling de Nate Kinsella.

Note: 8/10