glass beach – plastic death

Il y a plusieurs années de cela, nous avions fait connaissance avec Glass Beach. Le groupe californien avait frappé fort avec leur premier album paru au printemps 2019 leur ayant permis de connaître un succès d’estime grâce à leur fusion musicale percutante. De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure est venue pour eux de revenir en pleine forme avec leur successeur intitulé plastic death.

J. McClendon et ses acolytes retroussent leurs manches en nous offrant un nouveau périple musical des plus intenses et complexes. S’ouvrant sur un « coelacanth » aux notes de piano obsédantes prenant de la hauteur avant de tout dévaster sur leur passage, glass beach maîtrise une fois de plus cet ascenseur émotionnel qui leur est cher. On pourra également compter sur les martèlements effrénés de « motions » et de « slip under the door », emo à souhait, qui suivent avec ces constructions complexes à la hauteur du talent de glass beach.

Après une légère accalmie avec « guitar song », glass beach repart à la chasse avec des compositions brouillant les pistes entre prog, math-rock, emo, post-hardcore et jazz fusion avec « cul-de-sac » et « whalefall ». Le quatuor californien continue de nous mettre sens dessus dessous avec notamment les punchy « puppy » ainsi que « the CIA » avec son break de batterie déchaîné contrastant avec des moments plus somptueux comme les arrangements orchestraux de « the killer » à la fois inquiétant et gracieux.

Passé les derniers moments d’audace que sont « commatose » plongeant petit à petit dans le chaos avant l’explosion finale et « abyss angel » en guise de conclusion glorieuse, glass beach livre une œuvre absolument dantesque et complexr faisant paraître toutes leurs excentricités avec énormément de réussite.

Note: 8/10