
Suite à son départ des Goat Girl, Naima Bock s’est lancée en solo, vous le savez tous. Elle avait notamment brillé avec son premier album nommé Giant Palm (chroniqué ici) paru deux ans plus tôt et qui fut une très belle réussite et qui lui a valu d’effectuer les premières parties de Squid ou d’A. Savage entre autres. Cette année, l’autrice-compositrice-interprète enfonce le clou avec son successeur intitulé Below A Massive Dark Land.
Naima Bock continue de prendre le large à travers ce second disque qui s’ouvre avec un « Gentle » conviant des instruments à cordes sur ces arrangements si organiques et rêveurs. L’indie folk de la britannique se veut plus labyrinthique que jamais tandis que sa poésie bucolique continue de résonner avec des compositions rayonnantes et ô combien contemplatives telles que « Kaley » gentiment cuivré tout comme sur « Takes One » et « Feed My Release » définitivement éblouissants et fantasques.
À travers ce Below A Massive Dark Land, on devine aisément les ambitions de Naima Bock. Il suffit de fermer les yeux et de se laisser naviguer vers l’inconnu à travers des arrangements un brin jazzy sur « Lines » et d’autres plus flottants avec « Further Away » conviant des chœurs masculins. Mais petit à petit, le second album de l’ex-Goat Girl se fait de plus en plus intimiste au niveau des arrangements mais la douceur répond toujours présent avec « Age » aux magnifiques chœurs ainsi qu’avec la conclusion chatoyante du nom de « Moving ».
Naima Bock prouve qu’elle a son avenir tout tracé en solo grâce à ce Below A Massive Dark Land qui vaut son pesant d’or. Grâce à une plume définitivement immersive et des compositions élégantes, la musicienne britannique offre un disque lumineux et plein de sincérité que l’on repassera de temps à autre pour affronter la dépression saisonnière qui guette le bout de son coin.
Note: 8/10
