
Tout le monde le sait mais la fin de l’aventure Girlpool aura été une déchirure pour l’indiesphère américaine. Le duo californien formé par Harmony Tividad et Avery Tucker a décidé de tirer leur révérence après de nombreuses années de bons et loyaux services. Et c’est justement Harmony qui a décidé de se lancer en solo en première avec un premier EP étonnant du nom de Dystopia Girl l’année dernière (chroniqué ici) et elle viendra confirmer avec son premier long-format du nom de Gossip.
Enfonçant le clou de Dystopian Girl, Harmony assume parfaitement ce virage hyperpop tournant définitivement le dos à son passé d’indie rockeuse. Il suffit de se laisser porter par les hymnes ultra-sucrés à l’image du morceau d’ouverture nommé « No Romeo » où l’ex-Girlpool s’aventure auprès des territoires dignes de Charli XCX. Oui l’ère Brat Summer, c’était bien cool toussa toussa mais accueillez cette fois-ci l’ère Gossip avec des titres hyper synthétiques tels que « Miss America », « Coke and Menthos » ou encore « Rockstar » où on la voit very demure very mindful à sa sauce.
Définitivement hédoniste et libéré de ses entraves, Harmony privilégie le glamour et la sensualité tout au long de ce Gossip bien trop glossy et gluant par moments. Que ce soit sur « Your Girl » ou sur « Boys », le virage entrepris de la musicienne californienne a beau étonner sur le moment mais on finit par s’y habituer par cette ambiance « freaky » si l’on peut dire. Poursuivant avec les quelque peu thérapeutiques mais survoltés « Technologique » et « Stereo », elle vient marquer au fer rose bonbon son territoire avec son premier album fiévreux mais parfois un peu trop sucré pour être honnête.
Note: 5/10
