
Il y a dix années de cela, nous avions découvert une artiste du nom de oklou qui allait sûrement faire un grand boum dans l’industrie avec une série de démos des plus prometteuses. Suite à cela, notre native de Poitiers en a fait du chemin avec une mixtape du nom de Galore en 2020 qui est considérée comme culte selon la presse spécialisée. Maintenant que tous les projecteurs sont braqués sur Marylou Vanina Mayniel (de son vrai nom), quelque chose me dit qu’elle va marquer cette année avec l’arrivée de son premier album attendu comme le Messie qui se nomme choke enough.
La question était de savoir si elle allait réellement devenir le grand espoir de la pop électronique à la française, voire de l’hyperpop actuel avec ce premier disque paru chez True Panther (rien que ça !). Mais oklou ne compte pas faire les choses à moitié car c’est en comptant sur la crème de la crème, à savoir Casey MQ, Danny L Harle mais également sur A.G. Cook, on se dit que choke enough allait remplir toutes ses promesses. Mais étonnamment, l’ambiance se fait éthérée et organique tout au long avec « endless » qui ouvre le bal avant de viser les étoiles avec les textures rétro futuristes de « thank you for recording » ou encore de « family and friends ».
choke enough s’articule autour de l’interprétation aérienne de oklou et des productions électro atmosphériques et amniotiques qui suffiront pour mettre son auditoire en lévitation, notamment lors des écoutes de « obvious » faisant intervenir les cuivres façon Air ou bien encore de « plague dogs » plein de sensibilité. Rajoutez ceci une poésie à la fois pointue et détaillée qui prendra son envol lors des morceaux comme « ict » et le morceau-titre où les influences club pointent le bout de son nez et le tour est joué. Bien entendu, le premier album de oklou fera accélérer les BPM comme bon lui semble avec « harvest sky » en compagnie de l’interprète américaine Underscores pour un pur délire Eurodance ainsi que sur « take me by the hand » avec Bladee flirtant avec la trance.
Mais petit à petit, l’atterrissage se fait en douceur et en émotions avec le vertigineux « want to wanna come back » parfois entrecoupé d’Amen breaks survoltés au lointain mais également avec « blade bird » des plus cotonneux. Une preuve qu’oklou viendra mettre tout le monde d’accord avec son premier album qui, à la fois, nous surprend et nous fait vibrer. Si choke enough a pour but de lâcher-prise, et bien la mission a été levée haut la main.
Note: 8/10
