
En l’espace de deux albums, Adwaith a réussi à se faire une place confortable dans le paysage musical gallois. Le trio féminin avait réussi à mettre le monde d’accord avec son précédent album nommé Bato Mato paru il y a trois années de cela et qui leur a valu une seconde victoire au Welsh Music Prize, ce qui n’est pas rien. Mais toujours est-il qu’elles viendront enfoncer le clou avec leur successeur tant attendu du nom de Solas.
Cette fois-ci, Hollie Singer, Gwenllian Anthony et Heledd Owen viendront retrousser leurs manches pour aller viser plus large que jamais. Adwaith verra au-delà de leurs influences post-punk tout au long de ce double-album absolument ambitieux qui démarre fort avec les boucles électroniques ensorcelantes de « Planed » où elles brouillent les pistes entre chaos et sérénité tout comme sur le groove intergalactique de « Mwy » et de « Gofyn » presque Air dans l’âme avec ses chœurs enfantins en guise de cerise sur le gâteau.
Entre les loops électroniques presque cosmiques et les arrangements plus organiques, Solas aura le mérite de nous en faire voir de toutes les couleurs avec des moments tantôt stellaires (« Pelydr-X », « Coeden Anniben », « Paid Aros ») tantôt contemplatives (« Wyt Ti Ar Y Lein », « Gorllewin Pell »). Malgré la présence de titres scintillants comme « Tristwch », « Ni » ou encore « Addo » qui auraient trouvé leur place sur les précédents albums, Adwaith décide d’emmener son auditoire dans des contrées intergalactiques avec des moments à la fois luisants et tentaculaires comme « Taliaris », « Purdan », « Miliwin » et j’en passe.
Il ne manquera plus qu’une conclusion ensorcelante du nom de « Deffro » pour que cette odyssée musicale hors du commun puisse nous ensorceler comme jamais. Sur Solas, Adwaith réussit à brouiller les pistes entre space-rock presque prog et groove interstellaire afin d’élargir ses horizons avec beaucoup de réussite.
Note: 8/10
