
Tom Hickox n’est certainement pas le nom qui ressort dans le paysage britannique mais il mérite toute son attention. L’auteur-compositeur, fils de Richard Hickox, a pu se faire une place confortable avec deux disques pour les moins fantasques, à un tel point qu’il fut sollicité par la BBC pour écrire une pièce en compagnie de The Chineke! Orchestra pendant la pandémie du COVID. Cette année, il revient au premier plan avec un nouveau disque du nom de The Orchestra of Stories.
Accompagné une fois de plus de The Chineke! Orchestra mais également de l’Onyx Brass, Tom Hickox fait parler son élégance à travers ces dix compositions finement arrangées. Le timbre de voix si somptueux du crooner britannique brille de mille feux notamment lors des écoutes de « The Clairvoyant » aux cuivres presque dramatiques avant de prendre son envol avec « Chalk Hills » très Elliott Smith dans l’âme et les sonorités orientales de « Game Show » qui suivent. De quoi aborder ce The Orchestra of Stories de la plus belle des manières avec ces compositions luxueuses qui tiendront la chandelle.
Et ce n’est que le début car Tom Hickox continue de transporter son auditoire à travers des morceaux absolument amples comme « The Shoemaker » et « Roy and Eve » avant de virer vers une face B beaucoup plus solennelle avec « Lament Of The Lamentable Elected » très Nick Cave dans l’esprit. On appréciera également la version épurée de « The Failed Assassination of Fidel Castro » de The Waterboys notable pour ces arrangements frémissants. Des arrangements qui n’auront pas fini de prendre de la hauteur avec « Man On The High Road » que n’aurait renié un certain Scott Walker (paix à son âme) et « The Port Quin Finishing Disaster » en guise de conclusion plus qu’élégante. Tous ces ingrédients sont réunis pour faire de ce The Orchestra of Stories un disque absolument dantesque et qui ira mesurer les talents de crooner et de compositeur de Tom Hickox.
Note: 7/10
