Tonnerre – Komorebi

Il y a deux années de cela, une découverte electronica avait fait un grand boum sur le paysage hexagonal. Il s’agit du producteur Tonnerre qui avait publié un premier EP du nom de Ripples qui fut pour le coup mémorable et qui lui a valu une consécration tant méritée. De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure est venue pour Arthur Boufflet, de son vrai nom, de s’imposer avec un premier long-format du nom de Komorebi.

S’ouvrant sur « Echoes of Slumbering Meadows », Tonnerre détonne par ce virage quelque peu ténébreux mettant en avant l’émotion brute. Brouillant les pistes entre l’intime et l’universel avec des compositions oniriques que sont « Dawn Fantasy » et « Forestial Dew » où les arrangements à mi-chemin entre l’organique et l’électronique réussiront à nous faire frémir comme jamais. De quoi démarrer ce Komorebi sur les chapeaux de roue.

Ce périple émotionnel et thérapeutique de Tonnerre n’aura pas fini de nous émouvoir notamment lors des écoutes de « Lay In Moss, Watch The Clouds » et de « Morning Bloom ». Il est facile d’imaginer le producteur coincé dans un forêt sombre tandis qu’il cherche une lueur d’espoir au fur et à mesure avec d’autres titres à la fois sensibles et lumineux comme « Emerald Daydream » et « Pond Party » avant de trouver la paix et la sérénité sur le dernier titre cathartique et éthéré nommé « Joy Is But A Fleeting Whisper ». Il en résulte un Komorebi un périple intense et thérapeutique dont seul Tonnerre a le secret.

Note: 7.5/10