King Gizzard & The Lizard Wizard – Phantom Island

Je serais tenté de reprendre mes articles précédents de King Gizzard & The Lizard Wizard pour vous ressortir le même speech mais non. Et puis en plus de cela, vous connaissez la chanson avec le groupe australien que je n’ai plus à présenter. Allons tout droit au but avec ce vingt-septième album de la formation qui se nomme Phantom Island.

La question sempiternelle est de savoir ce que Stu Mackenzie, Ambrose Kenny-Smith et les autres compères nous ont mijoté pour ce périple musical. Après avoir exploré le blues, la country, l’électronique, le jazz, l’easy-listening, les accords microtonales, le metal, il y a bien un genre musical que King Gizzard & The Lizard Wizard n’a pas exploré, pas vrai ? Et bien lors de l’écoute de Phantom Island, ils vont s’essayer à la symphonie après une rencontre avec l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles en coulisses du Hollywood Bowl. Et c’est là que Stu Mackenzie est parti voir les autres en leur disant: « Eh vas-y les frérots, venez on fait un album orchestral ! ». Et très vite, le groupe australien plonge dans cet univers dès le morceau-titre introductif convoquant les cordes tantôt frottées tantôt pincées et les cuivres à travers leur musique beaucoup plus pop-rock comme sur le groove sautillant de « Deadstick » qui suit.

Cela n’empêche pas pour autant pour King Gizzard & The Lizard Wizard de garder cette extravagance. Phantom Island détonne une fois de plus par des moments tantôt baroques avec la parfaite triptyque langoureuse qu’est « Lonely Cosmos » très prog 70’s dans l’âme sans oublier « Eternal Return » et « Panpsych » tantôt psychédéliques sur les riffs ben crus de « Spacesick » et sur « Aerodynamic » (qui n’est pas une reprise de Daft Punk au cas où vous en douterez) presque flower power dans l’esprit. Le groupe australien ne perd jamais de son élégance de bout en bout avec une conclusion de haute volée du nom de « Grow Wings and Fly » où ils mettent une touche jazzy dans leur rock psychédélique pour une touche à la fois hallucinogène et colorée mais c’est pour rappeler que leur originalité brille une fois de plus à travers ce Phantom Island qui repousse encore plus les limites de leur créativité. Mais ça, ça ferait presque un pléonasme à force.

Note: 8/10