S.G. Goodman – Planting By The Signs

L’événement Americana de ce début d’été est sans doute le retour de S.G. Goodman. On avait laissé l’autrice-compositrice-interprète du Kentucky en pleine forme avec son précédent album nommé Teeth Marks il y a trois années de cela l’ayant permis d’avoir une certaine reconnaissance. Cette année, elle compte frapper fort avec son successeur qui s’intitule Planting By The Signs.

Pour ce nouveau périple musical, il est question de deuil (la perte de son chien et d’un bon ami) qui aura marqué la vie de S.G. Goodman ces dernières années. Entourée de son mentor Mike avec qui elle s’est réconciliée, la native de Kentucky semble revenir de loin à travers ces onze nouveaux titres chargés en émotions tels que « Satellite » qui ouvre le bal avec ces intonations dignes de Lucinda Williams. Elle ira prendre de la hauteur avec les sublimes ritournelles comme « Fire Sign » et « Snapping Turtle » avec un storytelling des plus marquants où la musicienne de Kentucky apporte une réfléxion poussée sur le deuil, la réconciliation et la philosophie des Appalaches qu’elle applique au jour le jour.

Planting By The Signs n’aura pas fini de nous éblouir, ça c’est certain. S.G. Goodman mettra du baume au cœur lors des écoutes de « Michael Told Me » définitivement country dans l’âme mais encore de « Solitaire » et de « I’m In Love » pour les moins irrésistibles. Sa connexion avec la nature lui permet de voir la vie sous un autre angle et cela se sent dans son songwriting si éloquent notamment sur « Heat Lightning » mais aussi avec des collaborations taillées sur mesure comme Bonnie « Prince » Billy sur « Nature’s Child » ou bien même Matthew Rowan sur le morceau-titre reluisant.

Il ne manquera plus qu’un « Heaven Song » presque dylanesque mais absolument dense et riche en émotions pour que S.G. Goodman continue de tirer son épingle du jeu avec Planting By The Signs si flamboyant et remarquable, où l’on sent qu’elle renaît de ses cendres tout en faisant preuve d’une incroyable sagesse.

Note: 9/10