HAIM – I quit

L’été est enfin là tout comme HAIM. Les trois soeurs adorés ont décidé de faire leur grand retour après cinq années de silence radio depuis leur troisième (et meilleur) album du nom de Women In Music Pt. III (chroniqué ici). Durant ce laps de temps, on a vu Alaina et Danielle Haim se lancer dans le cinéma quand elle a joué dans (le gentiment creepy) Licorice Pizza, réalisé par Paul Thomas Anderson. Après cette courte pause bien méritée, elles reviennent en pleine forme avec leur quatrième album tant attendu du nom de I quit.

HAIM ira retrouver une nouvelle fois Rostam Batmanglij, ex-Vampire Weekend, aux commandes de ce quatrième album placé sous le signe de la rupture. En effet, les trois sœurs Haim viendront de nouveau conquérir le monde, même si le titre laisse penser l’inverse, et ce dès le départ avec le riff acoustique de « Gone » qui est une prise de tension sentimentale s’élevant crescendo à travers ce sample de « Freedom » de George Michael sur les refrains. I quit est ainsi une déclaration à l’indépendance suite aux cicatrices du passé qui semblent impossibles à surmonter.

C’est en brouillant les pistes entre pop-rock, soft-rock, R&B, synthpop et country avec une production presque lo-fi dans l’esprit que HAIM viendra s’imposer. I quit est placé sous le signe de l’émancipation avec « All over me » qui est un hymne aux plans culs réguliers mais également la très rythmée « Relationships » qui est on ne peut plus explicite (« Fucking relationships / Don’t they end up all the same when there’s no one left to blame ? », chantent-elles) ainsi que l’ode aux relations à sens unique par excellence qu’est « All over me ». Este, Alaina et Danielle Haim célèbrent la fin des relations toxiques ne menant nulle part tout au long de ce quatrième album aux allures tantôt Taylor Swift sur « Take me back » tantôt surprenantes avec entre autres les allures shoegaze comme « Lucky stars » ou d’autres plus country avec « The farm » et la ballade synthétique nommée « Cry ».

Un peu de nouveauté ne fait pas de mal non plus avec les breakbeats entraînants de « Everybody’s trying to figure me out » ou les rythmiques 2-Step de « Million years ». Il n’empêche que HAIM continuera de nous toucher à travers ce storytelling à la fois vulnérable et déterminé jusqu’à la fin avec le bluesy « Blood on the street » et la conclusion introspective nommée « Now it’s time » avec sa rythmique boom-bap et son sample de « Numb » de U2. Et je vais faire l’avocat du diable mais je ne considère pas ce I quit comme étant leur chef-d’œuvre (ce titre reviendra à Women In Music Pt. III) car il s’avère bien trop expérimental et manque de cohésion. Mais cela n’empêche pas pour autant que ce quatrième album de HAIM aux bonnes vibes californiennes ira squatter par moments notre platine durant cette saison estivale.

Note: 7/10