
On avait laissé Goon en pleine forme avec son précédent album nommé Hour Of Green Evening il y a trois années de cela (chroniqué ici). Le groupe californien mené par Kenny Becker poursuit sa mue artistique en marchant sur les pas de Pixies et de feu Elliott Smith tout en faisant parler leur originalité sans failles. Trois longues années se sont écoulées et l’heure est venue pour eux de faire leur grand retour avec leur successeur qui s’intitule Dream 3.
Une fois n’est pas coutume, Goon viendra enfoncer le clou avec cette nouvelle aventure musicale qui s’annonce dantesque. Dream 3 s’ouvre avec un « Begin Here » où le groupe brouille les pistes entre shoegaze et dream-pop psychédélique qui viendra prendre son envol avec « Closer To » en ligne de mire. Il n’y a pas à dire, le groupe californien compte nous surprendre de bout en bout avec des passages plus heavy comme sur « Patsy’s Twin » où Kenny Becker alterne chant et screamo de la façon la plus fluide qui soit.
Imaginez l’aspect mélancolique d’Alex G avec la richesse mélodique de Big Thief combinée avec la complexité de Spirit Of The Beehive: vous obtiendrez un Dream 3 absolument hors du commun. Et c’est à travers des titres psychédéliques à l’image de « For Cutting The Grass » ou bien encore de « In The Early Autumn » et « Toluca » que Goon brille de mille feux avec cette richesse d’arrangements étoffés pour mieux nous transporter. Kenny Becker, avec son interprétation presque utilisée comme un instrument ou une texture sonore, et ses acolytes n’auront pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs avec « This Morning Six Rabbits Were Born » et « Sunsweeping » intenses et somptueux avant de tutoyer les sommets avec « Fine » et « Jaw » qui feront de ce Dream 3 une expérience musicale aussi bien onirique que psychédélique hors du commun.
Note: 8/10
