Runnner – A Welcome Kind Of Weakness

Il y a deux années de cela, Runnner a connu la consécration avec son précédent album nommé Like Dying Stars, We’re Running Out (chroniqué ici). Noah Weinman, de son vrai nom, est enfin sorti de l’ombre avec ses compositions pleines d’émotion et de vivacité qui lui a permis de tutoyer les sommets. En cette rentrée, le musicien californien signe son grand retour avec A Welcome Kind Of Weakness.

Runnner viendra de nouveau nous émouvoir à travers ces onze nouvelles compositions thérapeutiques qui mettront du baume au cœur de son auditoire. A Welcome Kind Of Weakness brille de mille feux dès le départ avec « Achilles And » et « Spackle » aux arrangements plus amples que jamais où le musicien californien fera parler sa douleur aussi bien physique que sentimentale comme il se doit. Tout nous indique que Noah Weinman possède un bagout pour les histoires de vie et les compositions douces-amères.

Toujours baigné dans les influences indie rock dignes des années 2000, Runnner poursuit son introspection vibrante avec des titres à la fois méditatifs et passionnants comme « Chamomille », « Claritin » et « Coinstar » à la portée émotionnelle des plus troublantes. Il n’en faut pas plus pour que A Welcome Kind Of Weakness devienne une véritable bande-son à la reconstruction: le self-care et l’indulgence de soi sont les mots clés de la guérison, comme il le souligne si bien sur des morceaux intenses comme « Get Real Sleep » et « Sublets ».

Après une sublime et déchirante ballade indie folk du nom de « Untitled October Song », Runnner en ressort grandi de ces moments d’adversité et ce A Welcome Kind Of Weakness en est la preuve concrète. Le musicien californien offre une véritable œuvre placée sous le signe de la rédemption nous rappelant qu’après la chute vient la reconstruction pour appréhender un avenir plus serein.

Note: 8/10