
On avait laissé Sam Fleisch en pleine forme avec un premier album du nom de Nunna Daul Isunyi paru il y a moins d’une décennie de cela maintenant. Et autant vous dire qu’il avait marqué les esprits avec cet esprit avant-gardiste qui habitait ce premier disque si authentique. Il aura fallu attendre longtemps pour avoir un retour digne de ce nom avec son successeur qui s’intitule Saturnine Child.
On retrouve ainsi six longues compositions audacieuses où l’on retrouve le toujours aussi remarquable Arthur Satan derrière les manettes. Définitivement moins lo-fi et beaucoup plus narratif qu’à l’accoutumée, le guitariste Sam Fleisch nous offre une épopée flamboyante dès le départ avec un « Cold Velvet Opera » s’étirant sur neuf minutes absolument racés. Il est suivi de près par « Change In The Plan » et « Baltimore » aussi bien cuivré que dantesque qui fera de Saturnine Child un disque hors du commun qui cogne bien fort comme il se doit.
La face B n’est pas en reste car Arthur Satan met les bouchées doubles avec entre autres cet ascenseur émotionnel qu’est « The Object Of Their Desire » allant finement du doucereux au noisy. Arthur Satan élargit ses horizons allant des allures psychédéliques avec « Leaves On Glass » et la conclusion presque prog et opéra-rock de 15 minutes du nom de « Midnight On Grief » d’une puissance presque inouïe. De quoi rendre ce Saturnine Child absolument attrayant qui mérite son lot d’attentions.
Note: 8/10
