
La dernière fois que nous avions eu des nouvelles d’Emily Yacina, il fallait remonter à l’année 2019 avec son précédent album nommé Remember The Silver qui avait marqué les esprits (chroniqué ici). L’autrice-compositrice-interprète avait quelque peu disparu de la circulation après avoir publié une compilation qui regroupait quelques inédits dont la sublime « DB Cooper ». Mais trêve d’impatience, l’heure est venue pour elle de frapper fort avec Veilfall.
Durant ce laps de temps, beaucoup de choses ont changé pour Emily Yacina. Ayant quitté New York pour s’installer à la Côte Ouest du côté de Long Beach, l’artiste a connu également des moments difficiles et douloureux qu’elle a cicatrisé sur Veilfall. Il est question de deuil et de perte mais aussi de nouveaux départs, comme l’atteste le morceau d’ouverture nommé « Battle » donnant le ton d’emblée avant de prendre le large avec des sonorités beaucoup plus électroniques que jamais avec entre autres « W.I.P. » et « Holy For A Moment » qui suivent et qui sauront nous faire vibrer comme jamais.
L’ancienne collaboratrice d’Alex G tire malgré tout son épingle du jeu sur Veilfall. Que ce soit sur « Shine » et sur « The Clearing », la bedroom-pop d’Emily Yacina est notable par ce flot d’émotions diverses et variées avant d’enfoncer le clou avec d’autres moments cristallins à l’image de « The Dream » et de « Rust ». Ajoutez ceci à des moments plus étonnants comme les allures faussement trap de « Talk Me Down » avant de replonger dans de la douceur et le contemplatif avec « Signal » et « Blanket » en guise de conclusion toute en sérénité, et vous obtiendrez un Veilfall des plus élégants. Le songwriting d’Emily Yacina se montre plus aiguisé que jamais tandis que les mélodies suffiront pour nous transporter au lointain.
Note: 9/10
