
Il ne fait pas bon d’être fan de The New Pornographers ces derniers temps. Pour celleux qui s’en souviennent, le groupe canadien a connu un coup dur car leur ancien batteur fut accusé de posséder de la pornographie infantile et fut inculpé par la suite. Cela n’empêche pas pour les membres du groupe de continuer leur carrière solo malgré tout, et surtout Neko Case qui fait son grand retour avec un tout nouveau disque du nom de Neon Grey Midnight Green.
Faisant suite à son Hell-On paru il y a sept années de cela maintenant (chroniqué ici), Neko Case revient à ses origines. Ce nouveau périple musical qu’est Neon Grey Midnight Green est placé sous le signe du deuil mais également sa fascination fraîche et son émerveillement envers les mystères de la vie. La magie fait effet dès les premières notes de « Destination » définitivement chaleureux et savamment orchestré où la membre de The New Pornographers nous incite à faire part de notre gratitude envers la vie avant de viser large avec les allures plus jazzy et plus abstraites de « Tomboy Gold » avant de repartir de plus belle avec les enchanteurs « Wreck » et « Winchester Mansion of Sound » entre autres.
Neon Grey Midnight Green continuera de nous émerveiller avec entre autres les magnifiques orchestrations de « An Ice Age » et de « Oh, Neglect… » où notre protagoniste parlera sans pudeur de traumas en tous genres. Neko Case ira privilégier aussi bien l’urgence que la sentimentalité d’une manière flamboyante avec les accents country gothique de « Louise » et de « Little Gears » contrastant avec les plus chaleureux « Rusty Mountain » et « Baby, I’m Not (A Werewolf) » accentuant cet aspect contemplatif qui ira nous bouleverser comme jamais. Ajoutez cela à un sublime hommage aux amis disparus qu’est « Match-Lit » aussi onirique que mystique et vous obtiendrez un nouvel album explorant le passé et le présent mais également l’ombre et la lumière qui émerveillera son auditoire comme il se doit.
Note: 8.5/10
