
En l’espace de deux albums, Upchuck a réussi à s’imposer sur la scène garage-punk actuelle. On avait laissé la formation venue d’Atlanta en pleine forme avec un Bite The Hand That Feeds il y a deux années de cela leur ayant permis de solidifier un peu plus leur statut comme il se doit. Allons savoir ce qu’ils nous ont réservé avec leur successeur qui se nomme I’m Nice Now.
Ici, Upchuck a décidé de voir quelque peu les choses en grand. En effet, le groupe pourra compter sur l’expertise de Ty Segall en personne derrière les manettes afin d’y aller de nouveau jambon à travers ces treize nouvelles compositions bien enragées et brutes de décoffrage dès le départ avec « Tired » plantant le décor comme il se doit. Leur garage-punk incendiaire et débridé n’aura pas fini de faire des dégâts notamment sur « Plastic » ou bien encore sur « New Case » et « Kept Inside » où les riffs agiles et la section rythmique bien survitaminée donnent le la à merveille.
I’m Nice Now est aussi l’occasion pour Kaila « KT » Thompson (chant) d’exorciser son deuil insurmontable. Inspirée par le tragique décès de sa soeur, elle viendra nous faire frissonner par ce chant habité et presque cathartique faisant des merveilles sur les abrasifs « Pressure » et « Forgotten Token » entre autres avant de se lâcher comme il se doit sur « Lost One » à base de « Fuck you » bien réjouissant. On notera également l’intervention du batteur Chris Salado qui se lance en espagnol sur les brûlots percutants que sont « Homenaje » ou encore « Un Momento » tandis que Upchuck envoie tout valser jusqu’au bout avec « Slow Down » et « Nowhere ».
En une demie-heure chrono, Upchuck nous a livré une véritable leçon de garage-punk bien brûlant. On pourra également remercier la production à la fois crue et policée de Ty Segall rappelant l’esthétique des Stooges mais qui permettront de conserver l’identité pure et dure du quintet d’Atlanta prêt à tout casser à coup sûr.
Note: 7.5/10
