
Si il y a un retour qui fait plus que plaisir ces derniers temps, c’est bel et bien celui de The Antlers. La formation de Brooklyn avait étonné il y a quatre années de cela avec leur précédent album nommé Green To Gold absolument renversant (chroniqué ici). C’est toujours aussi intéressant de savoir où ils en sont à ce stade de leur carrière avec leur successeur qui s’intitule Blight.
Pour ce nouveau disque, on retrouve une fois de plus Peter Sliberman et Michael Lerner à bord prêts à nous enivrer comme il se doit. Cette fois-ci, The Antlers se débarrasse de tout superflu où Peter Sliberman réussit à nous procurer d’innombrables frissons à travers cette production épurée et pleine d’émotions mise en avant sur de magnifiques titres baroques tels que « Consider The Source » qui ouvre le bal avec soin. Blight étonne par cette intensité émotionnelle avec cette indie folk baroque teintée de post-rock et de slowcore qui brille de mille feux sur les atmosphériques « Pour » et sur « Carnage » magnifiquement orchestrés avec cette éco-anxiété présente et rappelant quelque peu du The Weather Station par moments.
Blight continue de sortir des sentiers battus avec d’autres compositions absolument douces-amères telles que la sublime ballade au piano nommée « Something In The Air » ou encore la magnifique « Deactivate » qui viendra nous bercer pendant sept bonnes minutes. The Antlers ira ajouter une lueur d’espoir en cette dystopie post-apocalyptique où la crise écologique bat son plein avec des arrangements pour les moins lumineux que sont « Calamity » ou bien encore « A Great Flood ». Il ne manque plus qu’un « They Lost Of All Us » des plus déchirants pour que le duo de Brooklyn puisse de nouveau enivrer avec ce Blight éthéré et bouleversant.
Note: 8.5/10
