
La formation Tankus avait fait une entrée en matière de façon remarquable avec un troisième album nommé Luna Park! il y a cinq années de cela maintenant. Le groupe continue de nous en faire voir de toutes les couleurs avec ce subtil mélange entre blues et rockabilly pour un résultat absolument viscéral et élégant qui continuera de nous en mettre plein les oreilles avec leur successeur qui s’intitule Valley of Distraction.
Très vite, Tankus repart en terrains connus avec ce son rutilant faisant effet dès les premières notes de « The Endless Way ». La fusion musicale fait effet tandis que le groupe oscille entre chaos et contemplation comme le morceau-titre, « That’s Something I Never Thought I Would Do » ou bien encore « 2 Steps Ahead » entre autres affichant une facette beaucoup plus imprévisible et spontanée que d’habitude. De plus, le groupe pourra également compter sur l’aide de Jim Sclavunos (Nick Cave & The Bad Seeds, Grinderman…) aux manettes qui capture l’essence live du groupe.
Mais ce n’est que le début car Tankus élargit un peu plus ses horizons en racontant des histoires de vie des plus touchantes. On peut citer « Fountain of Youth » qui raconte l’histoire d’un couple lié par l’amour mais devant faire face à la maladie incurable qui les menace mais encore « Clapton Pond » parlant du quartier d’enfance de Jaz Delorean (chant) et de Joao Mello (saxophone) basé à Londres qui a malheureusement été victime de la gentrification. Ajoutez ceci à des compositions absolument fiévreuses telles que « Someday » ainsi que « One Foot In Front Of The Other (Mr Cracked Kaleidoscope) » en guise de conclusion cotonneuse et vous obtiendrez un Valley Of Distraction une expérience musicale ô combien instinctive rappelant que Tankus n’a rien perdu de sa verve.
Note: 7/10
