Eliza McLamb – Good Story

Beaucoup d’entre nous ont découvert Eliza McLamb avec un premier album nommé Going Through It paru en janvier 2024. Suite à cela, l’autrice-compositrice-interprète originaire de la Caroline du Nord a su se faire une place bien confortable dans ce milieu bien concentré. Mais elle ne compte pas se reposer sur ses lauriers car elle enfonce le clou avec son successeur qui se nomme Good Story plus de dix-huit mois après.

Après nous avoir exorcisé ses traumas de son enfance et les relations abusives sur Going Through It, Eliza McLamb s’interroge sur l’après de ce qui en découle. Bien accompagnée avec Sarah Tudzin que je ne présente plus entre autres, la musicienne continue de raconter des histoires qui n’auront pas fini de provoquer nos sens avec notamment « Better Song » qui ouvre le bal avec ces arrangements acoustiques prenant de l’ampleur au fur et à mesure avec l’intervention de riffs électriques dont un solo d’anthologie vers la fin.

Good Story poursuit dans cette voie avec le rythmé « Like The Boys’ qui suit mais également « Suffering » à l’ouverture digne de Chopin avant de virer vers le pop-punk où la touche de Sarah Tudzin n’est pas bien lointaine. Et c’est ce qui fera la singularité d’Eliza McLamb de pouvoir nous toucher tandis qu’elle continue de cicatriser ses maux en usant des fois de l’ironie mordante comme sur des morceaux courts que sont « Promise » et « Water Inside The Fence » ou d’autres plus placés sous le signe de la nostalgie que sont « Talisman » et « Mausoleum ».

Et même si Good Story contient quelques loupés comme « California » et « Girls I Know » où les arrangements font défaut au storytelling, ce nouvel album qui se clôture avec un « Getting Free » des plus chatoyants permettra à Eliza McLamb de confirmer sa place dans le paysage indie américain à coup sûr.

Note: 8/10