
La dernière fois que nous avions eu des nouvelles de Spencer Krug, il fallait remonter à l’année 2022 avec son précédent album nommé Twenty Twenty Twenty Twenty One. Le membre de Wolf Parade continue à sortir de la norme lors de son escapade en solo et il n’aura pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs, comme le prouve son successeur tant attendu du nom de Same Fangs.
Durant ce laps de temps, Spencer Krug avait connu une petite traversée du désert mais c’est ainsi qu’il a eu une idée de génie: se créer un compte Patreon. Ici, le musicien a publié une série de démos qu’il a publié au compte-gouttes. Telle est la génèse de ce Same Fangs qu’il a enregistré en une semaine en compagnie de Jordan Koop. Démarrant en trombe avec un « Get To Live » interprété au piano, le musicien canadien compte se mettre à nu comme sur « Pinecone King » avec un falsetto renversant. Et c’est avec cette sobriété qu’il réussira à nous émouvoir comme personne tout comme sur « Timebomb » où il remet en question son processus créatif après avoir loupé son jeu de songwriting afin d’en tirer une bonne leçon, chose que l’on retrouve également sur « Listening To Music In Cars 2.5 (All The Tired Houses) ».
Petit à petit, Same Fangs saura nous émouvoir à travers ce flot d’arrangements somptueux donnant plus d’envergure à Same Fangs. Que ce soit sur les cordes magistrales « Hasn’t It Always » ou bien encore sur « Real Long Headlock », Spencer Krug réussit à injecter une ambiance plutôt romanesque qui prend de l’ampleur avec « Berserker Mode » ainsi qu’avec les allures pop de chambre de « List of Names » entre autres. Ajoutez ceci à un « Souvenirs » en guise de conclusion vibrante et vous obtiendrez un Same Fangs hors du commun où il ira interroger son processus créatif afin de mieux désapprendre pour mieux repartir de plus belle. Et c’est là qu’opère la magie Spencer Krug en somme.
Note: 8/10
