
Vous me croyez si je vous dis que la dernière fois que j’ai parlé de Thylacine, c’était il y a dix ans pile ? En effet, durant ce laps de temps, il s’en est passé des choses mais je n’ai jamais eu le temps de chroniquer ses autres sorties mais toujours est-il que je suivais avec attention ses aventures musicales. L’illustre producteur français continue son tour du monde et cette fois-ci, il s’arrête à un autre pays pour son troisième volet de Roads.
Ici, Thylacine s’imprègne des sons venus de Namibie où il s’est installé plusieurs mois avec sa caravane aménagée en studio. Il en ressort onze compositions immersives et dépaysantes où la poésie de notre protagoniste est exprimée à travers ses pads et ses textures qui font mouche sur « Discussion With A Giant » qui ouvre le bal. Cette expérience audiovisuelle est incroyablement forte car on voit notre protagoniste partir à la rencontre avec le peuple himba qui lui fournit une inspiration hors normes à travers des morceaux absolument vibrants tels que « Dokido », « Mafwe » ou encore « Nawa ».
Il suffit de fermer les yeux et de se laisser guider par ce troisième volet de Roads qui est notable par ses titres riches en émotion tels que « Damara », « Shark Island » et « Kolman ». Thylacine possède le sens de la mélodie tandis que l’on contemple à ses côtés toute la beauté de la Namibie à chaque note retentissante et ce jusqu’à la fin avec « Chronological Soundscapes » qui est une conclusion à base de field recordings où on s’imagine s’endormir à la belle lune aux côtés de tous les animaux sauvages du coin. Chaque expérience musicale de Thylacine est remarquable et ce troisième volet de Roads ne fait pas exception à la règle.
Note: 7.5/10
