
Décidément, cette fin d’année est riche en nouveautés musicales. Le dernier exemple en date est The Mary Onettes qui fait son grand retour après plus d’une décennie d’absence. Il faut dire que le groupe suédois n’avait pas donné signe de vie depuis leur troisième album nommé Portico il y a plus d’une décennie de cela. Allons savoir ce qu’ils nous ont réservé avec leur successeur tant attendu du nom de SWORN.
Et c’est avec beaucoup de surprises de constater que The Mary Onettes n’a rien perdu de leur charme d’antan. Avec un léger relifting moderne, la formation suédoise réussit à briller de nouveau à travers cette fusion entre shoegaze, dream-pop et une pointe de new wave avec des compositions beaucoup plus aériennes qu’à l’accoutumée, dont « WDWHL » en guise d’ouverture mais également les enivrants « Hurricane Heart » et « Without This Body » qui suivent. Une preuve que les frères Ekström ont conservé leur bagout pour les mélodies somptueuses pour notre plus grand plaisir.
S’éloignant des influences dignes de The Cure pour se rapprocher de Slowdive et de Cocteau Twins, The Mary Onettes apporte une bonne bouffée d’air frais en cette fin d’année. On pourra citer d’autres morceaux absolument cotonneux à l’image de « Slide » ou bien encore de « Tears In The Ocean » avec son solo de saxophone si raffiné très Psychedelic Furs dans l’âme qui prouve que le groupe suédois traverse les époques et les genres de la meilleure des manières, tout comme les influences synthpop de « Arp ». SWORN poursuit dans cette voie avec « Eyes Open » en compagnie de Maja Milner de Makthaverskan ou bien avec d’autres moments voluptueux que sont le morceau-titre ainsi que « Stop This Melody » en guise de conclusion cristalline prouvant que The Mary Onettes a signé un retour gagnant avec ce nouveau disque plein d’émotions.
Note: 8/10
