
Il y a un an, le monde avait découvert Barbara Forstner avec October Baby sur l’album nommé Nowhere At All qui fut exceptionnel mais un peu passé inaperçu. Mais toujours est-il que l’autrice-compositrice-interprète franco-américaine ne compte pas en rester là car elle avait auparavant publié une poignée d’EPs solos. Et à l’approche des fêtes de fin d’année, un peu de douceur s’invite avec l’arrivée de son premier album qui se nomme Long Long Gone.
On retrouve ainsi onze nouvelles compositions où Barbara Forstner ira arpenter un virage pour le moins inattendu mais bienvenu. Moins électrique et enregistré en une seule prise, l’autrice-compositrice-interprète nous offre de sublimes ballades indie folk épurées tandis qu’elle s’ouvre à nous de la plus belle des manières notamment lors des écoutes de « East Coast » plantant le décor avec soin. Il suffit que d’une voix et d’un jeu de fingerpicking acoustique pour que l’on se laisse bercer comme jamais avec de magnifiques compositions à la fois célestes et brutes de décoffrage comme « Heart’s Not Bare » et « Nights Like These » qui suivent.
Long Long Gone convoque ainsi l’esprit de Nick Drake mais aussi d’Adrianne Lenker et de Shannon Lay qui auront tant influencé notre protagoniste. En abordant l’amour, l’amitié ainsi que la famille, Barbara Forstner saura exprimer toute sa vulnérabilité avec entre autres « Car Crash », « Higher Hopes » ou bien même « Boogie Man » en brouillant les pistes entre espoir et nostalgie. On continue de se laisser emporter par la délicatesse des compositions que sont « Big Eyes », « When You’ve Been Drinking » et « Nowhere At All » en guise de conclusion céleste avant que nous reprenions nos esprits. Le premier album de Barbara Forstner est une bouffée d’air frais à coup sûr et ce malgré sa courte durée mais il n’empêche que la douceur et la délicatesse suffiront pour que l’on soit séduits d’emblée.
Note: 9/10
