
Parmi les formations qui continuent de s’imposer dans l’Hexagone, on pourra citer Loons entre autres. Le trio montpelliérain a réussi à marquer les esprits avec une poignée d’EPs leur permettant de se faire un nom dans le paysage indie actuel. Désormais, tous les yeux sont rivés vers eux et il est temps pour eux de frapper fort avec leur premier album nommé Life Is.
Ce qui fera l’originalité de Loons, c’est tout simplement cette fusion entre emo, grunge et post-hardcore. Et c’est sans compter sur la patte d’Amaury Sauvé que je ne présente plus où le trio montpelliérain viendra enfoncer le clou dès le départ avec « Among The Mourners » et « Fight Scene » où il est plus que recommandé de headbanguer. Les riffs acérés, la section rythmique survoltée ainsi que l’intensité émotionnelle dans l’interprétation aussi bien chanté que screamée: tous les ingrédients sont réunis pour une virée musicale fougeuse post-adolescente.
Life Is fait le grand écart entre Deftones et feu Elliott Smith avec un petit soupçon de Nirvana et de Quicksand, c’est dire le large éventail d’influences musicales de Loons. Et pourtant, la charge émotionnelle reste toujours aussi forte avec entre autres « Solar » et « Caramel Duck » notables par cette mélancolie latente mais qui contrebalance avec des brûlots imparables comme « Now I Sigh », « Stef » ou encore « To Your Core ». C’est en parlant du difficile passage à l’âge adulte qu’ils réussissent à nous émouvoir comme jamais notamment sur les derniers moments salvateurs que sont « KATAG » et « Spectre » en guise de cri du cœur avant de s’achever sur un « No Bodies Glide » en toute sobriété.
Pour ce premier album, Loons remplit toutes ses promesses avec une musique à la fois cathartique et passionnante qui résonnera en nous pendant un bon bout de temps.
Note: 7.5/10
