Ashinoa – Un’altra Forma

En l’espace de deux disques, Ashinoa a réussi à régner en maître sur la scène hexagonale. On avait laissé le trio lyonnais en pleine forme avec leur précédent album nommé L’Orée il y a trois années de cela qui fut un mastodonte d’electronica expérimentale. Mais l’heure est venue pour eux de nous surprendre une fois de plus avec leur successeur qui s’intitule Un’altra Forma.

Matteo Fabbri, Stefan Chamolt et Mathias Chirpaz retroussent leurs manches (sans Jeremy Labarre qui a quitté l’aventure récemment) afin de mieux nous transporter aulointain. Le krautrock hybride d’Ashinoa élargit encore plus leurs horizons et ce dès le départ avec « Nudity and Salt Water » où on se dit que ce périple sera riche en surprises. Le trio lyonnais ira ajouter une dimension beaucoup plus cinématographique que jamais notamment sur le morceau-titre mais aussi sur « Keplerstraße » pour les moins oniriques et immersifs qui sauront nous hypnotiser comme jamais.

Prenant des couleurs bossa-nova sur « Monstera » ou plus jazzy et psychédéliques avec « Moon Of Feathers », Un’altra Forma ne laissera personne indifféremment. On navigue de paysages en paysages tandis que les textures sonores réussissent à nous hypnotiser comme jamais, que ce soit sur « Faart » ou sur « Fish In The Pool » toujours aussi surprenants à l’écoute avant de s’achever sur un « Room of Whispers » totalement inouï à l’écoute. Le krautrock hybride d’Ashinoa atteint ainsi de nouveaux sommets avec ce Un’altra Forma qui se veut plus organique et plus chaleureux que jamais.

Note: 8/10