
Impossible de ne pas oublier l’impact d’Agathe Plaisance avec l’arrivée de son premier album nommé Beautiful Damages il y a deux années de cela. Suite à cela, l’autrice-compositrice-interprète normande en a fait du chemin en sillonnant les routes françaises aux côtés de La Maison Tellier, Zaho de Sagazan ou encore de Herman Dune, ce qui n’est pas rien. L’heure est venue pour elle de frapper de nouveau fort avec son successeur nommé Deep Rest.
On retrouve ainsi huit nouveaux titres absolument immersifs où Agathe Plaisance viendra élargir sa palette sonore comme il se doit. On en veut pour preuve le morceau d’ouverture nommé « Old Friend » où notre protagoniste arpentera des chemins un brin électroniques dans sa folk spectrale avant de prendre le large avec des moments frémissants comme « Black Haired Boy » et « Wine » qui se montre plus psychédélique et brumeux.
L’atmosphère lynchienne prendra de nouvelles proportions avec d’autres titres clairs-obscurs à l’image de « This Morning » et de « Swedish Man » où la voix éthérée de notre protagoniste se marie à merveille avec les nappes synthétiques tantôt envoûtantes tantôt ténébreuses comme sur « Cocaine ». Agathe Plaisance ira aborder de nombreuses thématiques allant de la maladie à l’addiction en passant par le rapport à soi comme sur le morceau-titre beaucoup plus épuré avant de repartir dans des contrées plus électroniques sur la conclusion hypnotique et salvatrice qu’est « Broken Heart », faisant de ce Deep Rest une épopée à la fois courte mais définitivement intense et thérapeutique qui met du baume au cœur.
Note: 8/10
