
Beaucoup d’entre nous se sont pris une énorme claque en compagnie de The Offline ces derniers temps. Et pour cause, le musicien et producteur originaire de Hambourg a offert un premier disque absolument détonnant du nom de La Couleur de la Mer paru il y a deux années de cela où il a réussi à convoquer le hip-hop, les accents jazz-funk et la library music pour en faire une bande-son absolument époustouflante. L’heure est venue pour lui de frapper de nouveau fort avec son successeur qui se nomme La Grande Evasion.
Conçu au départ pour être un album concept de science-fiction digne des années 1970 où on plonge dans un vaisseau spatial prêt à conquérir l’au-départ, La Grande Evasion viendra opter pour une approche plus nostalgique et intimiste. On se laisse emporter par cette musique si voyageuse et dépaysante prête à nous éblouir avec le morceau-titre introductif avant de prendre le large avec d’autres perles à l’image de « Aurore », « Les aventuriers » ou bien même de « Dans les grands espaces » impressionnants de maîtrise.
On peut facilement imaginer un croisement entre library music, hip-hop, jazz-funk vintage japonais tout au long de ce La Grande Evasion mais on se laisse happer par ces arrangements rétrofuturistes taillés sur mesure comme sur « Le trip » en compagnie de Kimo Eiserbeck. Que ce soit sur « La belle en lumière » ou sur « De Paris à l’Amazonie », The Offline ira chercher quelque chose de plus profond dans son idée de voyage à travers la mémoire et les photographies avant de viser encore plus large avec « Les oiseaux de mer » ainsi que « Les îles ». On explore de nombreux lieux imaginaires et paradisiaques tout au long de ce second disque avec entre autres « La vie de nuit », « Les miracles de l’océan » et « Nikonos V » en guise de conclusion interstellaire montrant une fois de plus les talents de chef-d’orchestre de The Offline.
Note: 8/10
