
Personne ne pouvait penser que The Durutti Column allait faire un grand retour. En effet, leur album A Paean To Wilson paru en 2010 avait tout d’un chant du cygne, suite au tragique décès de Tony Wilson, légendaire fondateur de Factory Records, mais aussi parce que Vini Reilly a connu énormément de soucis de santé. Mais des fois, le miracle peut se produire, car en cette saison caniculaire, les voici de retour en chair et en os avec un nouvel album nommé Renascent.
Et autant vous dire que The Durutti Column n’aura pas fini de nous étonner à travers ce nouveau disque allant à contrecourant de tout. La formation post-punk de Manchester repart sur de nouvelles bases, des bases éthérées et contemplatives ô combien inspirées, comme l’atteste le morceau d’ouverture nommé « Echoes In The Morning » bien trop court mais qui laisse place aux splendides « Your Shadow at Morning » et « Time Present and Time Past » aux frontières de l’ambient. Ces plages instrumentales et contemplatives sont un véritable défi à l’adversité que Vini Really a traversé et en ressort grandi.
Renascent détonne par ces textures musicales absolument immersives et chaleureuses qui prendront de l’ampleur avec des compositions un brin pastorales telles que « Agonistes » ainsi que « Sargasso Sea » interprétées par l’artiste folktronica Caoilfhionn Rose ajoutant plus d’envergure que jamais tandis que Lucas Elliot sur la conclusion lumineuse du nom de « All They See Is Fire ». The Durutti Column revient plus miraculeux que jamais et cela s’entend à travers d’autres pièces magnifiquement orchestrées à l’image de « Liars » et de « Vapour In A Matchbox » avant de prendre son envol avec le sublime « For Friends Everywhere ». Un grand retour musical en grâce où Vini Reilly rappelle au monde entier que son talent reste infaillible et immense depuis moins de cinq décennies de ce genre, on en redemande.
Note: 8.5/10
