
Une chose est sûre, c’est que Shearwater saura entretenir son mystère. Le groupe mené par l’illustre Jonathan Meiburg continue de fasciner d’albums en albums, notamment son dernier album en date de 2022 nommé The Great Awakening. Alors forcément, on avait hâte de ce que la formation venue d’Austin allait nous réserver pour ce dixième album intitulé The New World.
Une fois de plus, Jonathan Meiburg, qui revient d’un voyage en Antarctique, reste aux commandes de cet album et nous offre une panoplie d’arrangements incroyablement somptueux. On en veut pour preuve le morceau d’ouverture nommé « Even Song » aux instrumentations incroyablement riches qui prendront de l’ampleur avec des compositions à la fois immersives et mélancoliques telles que « More and More » et « Daydream Unbeliever » qui suivent et qui réussiront à nous dépayser aisément, telle est la science infuse de Shearwater.
The New World poursuit dans cette voie avec entre autres les trouvailles sonores absolument indéniables que sont « A Mink In The Dusk » ou bien également « The Only Sound I’m Afraid Of » en ligne de mire. Il faut dire que Shearwater n’aura pas fini de maîtriser les ambiances à bon escient: tantôt riche et orchestral tantôt prog et dramatique avant d’aller lorgner vers des contrées gothiques et mystiques qui auront de quoi nous émerveiller avec « The High Ranges » et « Slugs In The Marigolds ». Cette épopée musicale en clair-obscur s’achève sur l’intervention divine de Laurie Anderson sur la conclusion magnétique et cinématographique de 7 minutes nommée « You and Your Dog » absolument ensorcelante et qui permettra à Shearwater d’entretenir son mystère comme il se doit. The New World ne fait jamais dans le démonstratif et se fait toute en retenue afin de mieux nous emporter au lointain.
Note: 8/10
