
A chaque fois que Melody’s Echo Chamber fait son retour, cela reste avant tout un événement. On avait laissé notre protagoniste en plutôt bonne forme avec un Emotional Eternal ainsi qu’un album inédit et inachevé nommé Unfold il y a trois années de cela prouvant qu’elle n’a rien perdu de sa magie, même si son premier album produit par son ex le vendu a clairement mis la barre haute. Toujours est-il qu’elle n’a pas dit son dernier mot avec l’arrivée de son nouvel album nommé Unclouded.
Alors que nous réserve Melody’s Echo Chamber cette fois-ci ? Et bien, Unclouded annonce clairement un périple musical beaucoup plus lumineux et plein de vitalité, comme l’atteste des morceaux riches en reverbs et en clarté que sont « The House That Doesn’t Exist » qui plante le décor avec soin avant de prendre le large avec également le soulful « In The Stars » et « Eyes Closed » absolument enchanteurs et psychédéliques. C’est en marchant sur les pas de Cocteau Twins et de feu Françoise Hardy que la musicienne vit un nouveau rêve que l’on contemple à ses côtés, notamment sur « Childhood Dream » et sur « Memory’s Underground » aux doux airs dignes des années 1970.
Unclouded, qui puise son inspiration auprès de l’univers du légendaire Hirao Mayazaki et du kintsugi, arpente le calme après la tempête tout en affichant une nouvelle sérénité de la part de Melody’s Echo Chamber. Que ce soit sur des compositions foisonnantes et mélodiques que sont « Broken Roses » et « Burning Man » soutenus par les arrangements de Josefin Runsteen ainsi que l’apport des guitaristes Daniel Ögen et Reine Fiske, du bassiste Love Orsan ainsi que du batteur Malcolm Catto, notre protagoniste à l’interprétation voluptueuse réussit à retranscrire cette quiétude presque saisissante comme sur « Into Shadows » et « How To Leave Misery Behind ».
Ajoutez ceci à un « Daisy » en compagnie du renommé El Muchels Affair en guise de conclusion étincelante et vous obtiendrez un Unclouded impressionnant de maîtrise et d’élégance. Tout simplement car Melody’s Echo Chamber détonne par cette densité mélodique et cette sérénité qui fait frémir où on peut l’imaginer survoler les nuages, libre de tous ses tourments et de ses angoisses permanentes.
Note: 8/10
