
Je regrette toujours de ne jamais assister aux Transmusicales de Rennes et j’ai malheureusement loupé la dernière édition qui s’est finie il y a quelques jours. J’ai eu écho qu’il y avait une formation qui a fait fureur et il s’agissait de Mandrake Handshake que je suis depuis un petit bout de temps. En réalité, le groupe est présent depuis de nombreuses années avec un premier EP paru il y a quatre années de cela mais détonne par leur originalité, comme l’atteste leur premier long-format nommé Earth-Sized Worlds paru en février dernier.
L’originalité se fait au niveau du style musical de Mandrake Handshake. En effet, la formation composée de 7 à 10 membres provenant de Londres et d’Oxford nous offre un périple musical totalement cosmique qui débute avec un « Time Goes Up » où je ne peux pas m’empêcher de penser à du Stereolab période Mary Hansen tellement la ressemblance est frappante. Et j’espérais sincèrement que pour la suite de Earth-Sized Worlds serait plus original et permettra au groupe de parler leur singularité.
Mais très vite, Earth-Sized Worlds viendra nous étonner avec ce mélange entre krautrock, avant-pop, samba et kosmische musik où les arrangements riches sauront nous mettre sens dessus dessous, notamment lors des écoutes des titres riches en surprises comme « Hypersonic Super-Asterid » ainsi que « The Change and The Changing ». Ne soyez donc pas surpris si l’on passe tantôt du flower kraut tantôt à de la pop yéyé digne des années 1960 mais que l’on retrouve aussi bien des solos de guitare ou de flûte que des boucles absurdes en passant par des voix qui s’entremêlent ou des cuivres qui grondent de temps à autre.
Ce trip cosmique qu’est Earth-Sized Worlds n’aura pas fini de nous étonner avec des titres flamboyants à l’image de « Lorenzo’s Dusk » et de « King Cnut » avant de s’envoler vers des contrées beaucoup plus folles et créatives avec « Find The Tree and Dig (Deep)! » et le morceau-titre en guise de bouquet final absolument psychédélique. En tout cas, pari plutôt réussi pour Mandrake Handshake qui offre un disque riche en optimisme et en inventivité et qui permettra à la joyeuse bande de faire une entrée remarquable avec leur univers fantasque.
Note: 8/10
