Arlie – Someone You Can Believe In

Il y a dix années de cela, un vent de fraîcheur a débarqué sur la scène bedroom-pop underground américaine du nom d’Arlie. Le projet originaire de Nashville mené par la tête pensante Nate Banks (chant, guitare) a réussi à s’imposer il y a trois années de cela avec un premier album qui s’intitule Break The Curse qui a rencontré un sacré succès d’estime tant mérité. De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure est venue pour eux de faire leur grand retour en cette fin d’année avec leur successeur qui s’intitule Someone You Can Believe In.

Ici, Arlie affichera un visage beaucoup plus ambitieux. A travers ces 27 titres pour 51 minutes de musique, Someone You Can Believe In est un disque conceptuel imaginant un monde sans l’influence des nouvelles technologies et qui va à l’opposé de la culture de l’instantanée initiée par les réseaux sociaux. Il en résulte des compositions placées sous le signe de l’artisanat avec des moments absolument cotonneux tels que le morceau-titre introductif avant de prendre de l’élan avec « is it okay that i love you ? », « she’s a genius » ou bien avec « loud 2 » entre autres où ils brouillent les pistes entre bedroom-pop, dream-pop et indie pop avec un soupçon lo-fi absolument indéniable.

C’est en marchant sur les pas d’Alex G, mk.gee et de Mac Demarco qu’Arlie saura nous toucher comme jamais. Someone You Can Believe In est notable par ses interludes aussi bien satiriques que touchantes fonctionnant comme des scénettes dans ce périple placé sous le signe du chagrin, de l’introspection, de la remise ne question et de la persévérance à garder l’authenticité de la musique indie jour après jour avant de repartir de plus belle avec « texting in the shower », « left behind » ou encore « sweet home nova ». La formation de Nashville ne mise que sur l’honnêteté et le côté intimiste qui leur permet de faire parler leur singularité sur ce second album bien audacieux. Il ne manquera plus que « ley lines » et « a new archetype » pour que ce second album puisse mettre encore plus en avant les qualités mélodiques d’Arlie.

Note: 8/10