
Il y a trois années et demi de cela, Searows a réussi à se démarquer avec un sublime premier album du nom de Guard Dog. L’auteur compositeur interprète venu de Portland a pu connaître un sacré succès d’estime avec ces compositions indie folk immersives et bouleversantes qui lui ont permis de tourner auprès d’Ethel Cain ou de Gracie Abrams. Et en ce début d’année, qui de mieux que de prendre de la hauteur avec son successeur qui s’intitule Death In The Business of Whaling.
On retrouve ainsi neuf nouvelles ballades épurées et aériennes (co-produites par Trevor Spencer) où le sosie vocal de Phoebe Bridgers viendra nous emporter vers des contrées plus vastes que jamais. Inspiré des contes marins, on imagine aisément Searows naviguer vers l’inconnu tout en explorant la condition humaine sur tous les degrés. On en veut pour preuve l’atmosphérique « Belly Of The Whale » plantant le décor avec tant de grâce avant de viser large avec d’autres sublimes perles épurées comme « Kill What You Eat » et « Dirt » entre autres.
Il est question de prendre le large après avoir affronté tous les obstacles à travers ce Death In The Business of Whaling. Toutefois, Searows réussit à trouver de la sérénité et de la beauté dans ces adversités avec entre autres l’haletant « Photograph of a Cyclone » et « Dearly Missed » au storytelling prenant ou d’autres moments riches en intensité comme « Junie » ou bien encore « In Violet ».
Ajoutez ceci à un « Geese » en guise de conclusion douce-amère et vous obtiendrez un Death In The Business of Whaling absolument riche en émotions. Avec cette écriture intimiste à la portée universelle, Searows réussit à créer des liens et de la solidarité à travers un monde qui peut sembler inquiétant lorsque l’on navigue vers l’inconnu.
Note: 8.5/10
