
Il est désormais impossible d’arrêter Teenage Bed. On l’avait laissé l’été dernier avec un précédent album nommé Lonely Parade qui contient entre autres une magnifique collaboration avec LaFrange. Le one-man-band français continue d’être productif et de nous enivrer avec ses influences slowcore qui n’auront pas fini de nous émouvoir. En ce début d’année, Nathan Leproust de son vrai nom est de nouveau prêt à faire pleurer les chaumières avec un nouvel album nommé Pause Printemps.
Voici venir dix nouveaux titres où Teenage Bed va cette fois-ci s’essayer à la langue de Molière pour la première fois. Mais la fibre émotionnelle et introspective reste toujours aussi intacte tout au long de ce Pause Printemps qui débute avec un « Décembre » riche en spleen. C’est en mélangeant sans vergogne indie folk lo-fi et slowcore DIY de la plus belle des manières qu’il réussit à toucher son auditoire une fois de plus avec les touchantes ballades que sont « Trompe l’Oeil » et « Moindre effort » qui suivent.
Pause Printemps offre un son beaucoup plus évident pour Teenage Bed qui n’a rien perdu de sa verve. A travers des compositions dépaysantes sentant bon l’artisanat telles que « Récifs » mais également « Le Rythme des Marées » et « Dedans dehors », le musicien continue de marcher sur les pas de feu Sparklehorse mais encore d’Alex G et de Daniel Johnston avec une plume presque réminiscente de Bertrand Belin. Pause Printemps continue de prendre de la hauteur avec d’autres perles élégantes et intenses comme « Parler bien » et la conclusion étoilée du nom de « Naufrage » permettant à Teenage Bed de briller une fois de plus.
Note: 8.5/10
