
Il y a un an et demi de cela, Tacoblaster était sorti des sentiers battus avec un quatrième album événement du nom de Chew Goo Gum-Like Substance. Le trio bordelais a crevé l’écran avec ce subtil mélange entre garage-pop, indie rock slacker et eggpunk pour un résultat absolument déglingué. Une fusion musicale qui continue de prendre de l’ampleur avec l’arrivée de son successeur tant attendu du nom de Digital Fun-Zone!.
Et très rapidement, Tacoblaster compte sortir des sentiers battus une fois de plus avec ces douze compositions acidulées et percutantes. Démarrant en trombe avec un « Toxic Surfer » aux abords surf punk lo-fi avec des secousses électroniques, le trio bordelais viendra élargir ses horizons avec d’autres compositions effrénées telles que les allures power-pop de « Jelly Field » et du plus lo-fi « Plan B » rappelant quelque peu du Violent Femmes en passant par le garage-punk pur et dur avec « Magic Dog ». Mais autant vous le dire de suite, Tom Caussade et ses compères comptent jouer la carte de la surprise à fond la caisse.
Digital Fun-Zone! poursuit dans cette voie avec des moments contemplatifs à l’image de « Pyjama » aux faux airs de Kurt Vile ou du plus jangle-pop « Wendy ». Tacoblaster privilégie la versatilité afin de bien surprendre son auditoire tout en privilégiant une énergie contagieuse de bout en bout avec « Toyland » et « I Stay » avant de se clôturer avec un peu de douceur avec un « Sing » des plus somptueux. Le trio bordelais nous offre une véritable masterclass absolument variée et authentique, où ils marchent de façon élégante sur les pas de Skeggs et de Digital Leather.
Note: 8/10
