
On poursuit notre saga des retours musicaux attendus de grande pompe en ce début d’année avec Yumi Zouma. Le groupe néo-zélandais n’avait pas donné signe de vie depuis leur précédent album nommé Present Tense il y a plus de trois années de cela leur permettant de solidifier leur statut sur la scène indie pop mondiale. Allons savoir ce que le quatuor nous a réservé pour leur successeur tant attendu du nom de No Love Lost To Kindness.
Pour ce cinquième disque, Yumi Zouma compte effectuer un virage musical pour le moins ambitieux et beaucoup plus électrique sans jamais trahir leur ADN musical. Ce virage est amorcé dès les premières notes de « Cross My Heart and Hope To Die » où le quatuor vire clairement post-punk avec ces guitares aiguisées avant d’enfoncer le clou avec « Bashville On The Sugar » et le grunge maussade de « Drag » rappelant les états d’âme de Christie Simpson après avoir été officiellement diagnostiquée TDAH leur permettant de dévoiler une nouvelle facette pour la moins fascinante.
Yumi Zouma arrive malgré tout à exceller dans ces territoires un brin heavy notamment sur « Blister » et sur « Pheobe’s Song » faussement power-pop dans l’âme. No Love Lost To Kindness n’a pas perdu leur inventivité notamment sur les notes de sitar qui planent tout au long de « Cowboy Without A Clue » avant de repartir dans des terrains plus atmosphériques et oniriques notamment lors des écoutes du gentiment jazzy « Chicago 2am » mais également des moments doux-amers comme l’acoustique « Did You See Her? » et « Every False Embrace » qui sont du Yumi Zouma pur jus.
Il ne manquera plus qu’une conclusion éthérée et minimaliste du nom de « Waiting For The Cards To Fall » pour faire de ce No Love Lost To Kindness un disque absolument sensoriel permettant à Yumi Zouma d’effectuer un retour en grâce. C’est en abordant un virage plus électrique sans dénaturer leurs origines plus organiques pour que le quatuor néo-zélandais puisse frapper de nouveau fort.
Note: 8.5/10
