Makthaverskan – Glass and Bones

Tiens donc, ça faisait un petit bout de temps que nous étions sans nouvelles de Makthaverskan. Il fallait remonter à l’année 2021 avec leur précédent album För Allting qui fut sacrément mémorable, même si il n’a jamais été chroniqué ans nos colonnes. Le groupe de post-punk de Göteborg a été bien silencieux ces derniers temps mais pas pour longtemps car les voici de retour en chair et en os avec leur successeur nommé Glass and Bones.

Et c’est reparti pour un tour avec un « Pity Party » plantant le décor comme il se doit. Makthaverskan continue de brouiller les pistes entre post-punk, dream-pop, shoegaze et jangle-pop à bon escient tandis que l’interprétation pleine de force et d’émotions de Maja Milner qui continuera à nous faire frémir comme jamais comme sur « Shatter » et sur « Poppy » aussi bien effervescents qu’enivrants. Une preuve que le groupe suédois n’a rien perdu de sa verve si légendaire.

Glass and Bones poursuit dans cette voie avec d’autres morceaux remarquables à l’image de l’introspectif « Black Waters » ou bien même du groove de « Won’t Wait » qui auront de quoi faire jalouser Alvvays ou encore Wedding Present. Chaque membre de Makthaverskan sort des sentiers battus en faisant preuve d’originalité, que ce soit la section rythmique qui, à la fois, respire et qui donne un sacré punch (comme sur le final nommé « Öken ») ou bien les guitares à la fois carillonnantes et frénétiques habillant parfaitement le chant puissant de Maja Milner notamment sur « Gambo » très C86 dans l’âme ou encore « Anytime » et « Louie » aux faux airs de The New Radicals.

Tout est réuni pour faire de Glass and Bones une énième réussite de la part de Makthaverskan qui saura nous envoûter une plus. Le groupe suédois reste droit dans leurs bottes à travers cette nouvelle oeuvre douce-amère et cristalline qui mettra du baume au cœur à plus d’un et on ne s’en plaindra pas.

Note: 8/10