
En 2024, Robber Robber avait pété les scores avec l’arrivée de leur premier album nommé Wild Guess. Le quatuor venu tout droit de Vermont et qui a fait les choux gras de Stereogum était sorti des sentiers battus avec son mélange entre post-punk, krautrock et art-rock psychédélique pour mieux nous ensorceler comme il se doit. Ils continueront de battre le fer tant qu’il est encore chaud avec l’arrivée de son successeur intitulé Two Wheels Move the Soul.
A travers ces onze compositions, Nina Cates, Zack James, Will Krulak et Carney Hemlers retroussent leurs manches sur ce second disque placé sous le signe de l’urgence. Inspiré par une incendie qui a surgi dans leur appartement alors qu’ils viennent à peine de bosser sur l’album, Robber Robber nous entraîne dans leur univers asphyxiant dès le départ avec les breakbeats survoltés et métalliques de « The Sound It Made » à mi-chemin entre The Prodigy et Sonic Youth qui ouvre le bal avant de laisser place au plus dissonant « Avalanche Sound Effect » avec ces riffs dignes de feu Palm ou encore l’aiguisé et sinistre « Watch For Injections » avec cette rythmique jazzy réjouissante.
Two Wheels Move the Soul poursuit dans cette voie où l’instabilité est le moteur de ce second disque. Robber Robber continue d’ajouter un peu de tension tout au long avec entre autres « New Year’s Eve » aussi bien grungy que funky mais encore le frémissant « It’s Perfect Out Here In The Sun » qui auront nous mettre en alerte jusqu’au bout. Après une avalanche de titres intenses et hypnotiques que sont le psychédélique « Pieces » ainsi que le cinglant « Talkback » viendra pointer le bout de son nez la lumière avec la conclusion post-punk beaucoup plus traditionnelle du nom de « Bullseye ». Comme quoi, Robber Robber arrive à maîtriser ce feu ardent comme bon leur semble sur ce second disque à la fois cacophonique et ô combien enivrant.
Note: 8/10
