
A l’heure où Quilt est juste de l’histoire ancienne, John Andrews reste toujours aussi actif. Quand il n’accompagne pas Hand Habits ou Widowspeak en tournée (avec son comparse Keven Louis Lareau), lui ainsi que The Yawns continueront de nous bercer en musique. Trois ans après leur somptueux précédent album nommé Love For The Underdog, l’heure est venue pour eux de faire leur retour avec leur successeur qui s’intitule Streetsweeper autoproduit.
Il s’agit de leur premier album en indépendant car John Andrews & The Yawns ne sont plus chez Woodsist Records. Mais toujours est-il que la formation est prête à nous enivrer avec cette psych-folk introspective et poétique mise en boîte par le toujours aussi talentueux Luke Temple à ses côtés. Le voyage débute avec un « Something To Be Said » des plus envoûtants tandis que John Andrews ouvre son journal intime en racontant de nombreuses anecdotes personnelles comme sur les enivrants « Friends In Misery » avec ses guitares carillonnantes et « What’s Good ? » entre autres.
Avec également des membres de Cut Worms, Florry ou encore Star Moles, ce voyage musical que nous offre John Andrews & The Yawns continuera de mettre du baume au cœur à son auditoire. Avec ces allures doucement 70’s comme sur « Goodbye Dirty Snow » ou bien encore sur « Through & Through » et « Olivia », Streetsweeper sent la nostalgie à plein nez de bout en bout avec d’autres sublimes moments cristallins comme « Olivia » et la magnifique conclusion du nom de « Johnny’s Dreams ». Tous les ingrédients sont réunis pour en faire un des disques les plus doux-amers de la discographie de John Andrews & The Yawns.
Note: 8/10
