Fast Money Music – S/T

Depuis quelques années, Fast Money Music est sur sa lancée. Le projet de Nick Hinam, artiste américain basé à Londres, a réussi à mettre le monde d’accord avec son projet à mi-chemin entre post-punk et art-pop qui s’est concrétisé à coup d’EPs remarquables. L’heure est venue pour lui de faire un grand boum avec l’arrivée de son premier long-format attendu en grandes pompes.

A travers ces dix morceaux, Fast Money Music nous entraîne dans sa mosaïque musicale hors du commun. C’est en brouillant les pistes entre post-punk, art-pop et new wave que le musicien et producteur compte nous en faire voir de toutes les couleurs avec cette esthétique lo-fi qui lui va à ravir, notamment lors des écoutes de « Round and Round » qui ouvre le bal avec tant d’élégance. Il est suivi de très près par des moments tantôt entraînants comme « Unfortunately » et « Lonely Boy » tantôt explosifs avec « Lost Angeles » traduisant avec brio sa versatilité hors normes.

Fast Money Music explore avec brio les différentes époques musicales avec ce lâcher-prise parfaitement maîtrisé. Que ce soit seul sur l’enivrant « Bossa Supernova » ainsi que sur le chaloupé « There Are No Words » ou accompagné comme le garage vintage de « Nevermind » en compagnie d’Oliver Marson sans oublier le très distingué « Ashes » conviant Zoe Bleu, ce premier album aussi bien nostalgique que rugueux ne laissera personne indifférent à coup sûr. Il ne fera aucun doute que l’artiste se démarquera par cette singularité qui lui va comme un gant.

Note: 7.5/10