
Direction San Francisco pour partir à la rencontre de la dernière signature de Fire Records. Il s’agit de lucky break qui est une jeune musicienne qui fait son nid depuis deux ans maintenant. L’heure est venue pour elle de partir au front avec l’arrivée de son premier album du nom de made it!.
Dès les premières notes de « Big Swing », on navigue dans l’univers acidulé et envoûtant de lucky break. On sent que la musicienne californienne a baigné dans les disques de Hole, Phoebe Bridgers et de The Breeders car ces influences à mi-chemin entre dream-pop, shoegaze et accents grunge-pop pour un résultat hors du commun notamment sur « Burning String » et sur « Camp Song » entre autres. De quoi démarrer made it! sur les chapeaux de roue.
Il est question de rupture amoureuse, d’identité et d’affirmation de soi tout au long de made it! Ce n’est pas un hasard si lucky break réussit à brouiller les pistes entre joie et tristesse à travers des morceaux doux-amers tels que « City Lights » placé sous le signe de la nostalgie mais également d’autres plus incisifs à l’image de « Crush » et de « Red Balloon » montrant son talent de songwriter à coup sûr. La musicienne de San Francisco réussit à nous entraîner dans son jardin secret avec son interprétation si singulier faisant mouche notamment sur « Darklight » ainsi que sur « If People Could Fly » et « Pictures Of Herself » entre autres.
Ajoutez ceci aux moments aussi bien pétillants qu’ensorcelants tels que « Red Balloon » ou encore la conclusion romantique du nom de « Spinning Cup » et vous obtiendrez un made it! absolument réussi. lucky break réussit à nous transporter dans son univers scintillant et clair-obscur avec tant d’élégance et de justesse.
Note: 8.5/10
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