
En l’espace de deux disques, Zoon réussit à se faire une place confortable dans l’indiesphère depuis le début de cette décennie. On l’avait laissé en pleine forme avec son second disque nommé Bekka Ma’iingan il y a trois années de cela lui permettant de viser encore plus les étoiles, comme l’atteste son successeur qui s’intitule Happy Thought School.
L’artiste de Manitoba d’origine Anichinabé continue de se livrer à nous à travers de nouvelles compositions oniriques et enivrantes. Il est question de trauma, de self-care et de souvenirs en tous genres tout au long de ce Happy Thought School qui débute avec un « Beautiful II » riche en reverbs avant de prendre de l’ampleur avec des morceaux cristallins et éthérés à l’image de « Atactic » et de l’hymne à la positivité par excellence qu’est « I Was Younger » qui permettront à Zoon d’ouvrir son jardin secret de la manière la plus poétique.
C’est en brouillant les pistes entre shoegaze, dream-pop et pop psychédélique que Zoon continuera de nous émouvoir en nous emmenant dans de nouvelles contrées hors du commun. A travers d’autres perles chaleureuses telles que « OMNI II » et « Olivia’s Tears », l’artiste soigne ses blessures intimes de la plus belle des manières tout comme sur le cosmique et mélancolique « You Can’t See Me (This Low) » traitant de sa solitude qui le ronge. Hormis l’intervention remarquable de Sam Jr. sur un « One Too Many Nights », on retrouve notre protagoniste seul.e aux commandes avec les moments illuminés comme « How Many More Times » et « Used and Stapled (One Last Dance) » faisant de ce Happy Thought School un disque contemplatif et thérapeutique qui fera du baume au cœur. Une troisième réussite d’affilée pour Zoon si vous voulez mon avis.
Note: 8/10
